Après avoir publié un premier roman, un auteur s’interroge
sur la valeur à accorder à ses souvenirs, dans un monologue
entrecoupé d’anecdotes.
« Peu de choses de ce que nous racontons nous sont
propres. Souvent, nos propos ne sont que des emprunts, des
redites apprises ou entendues. Seuls nous appartiennent
ces petits restes qui ne sont que de pauvres histoires,
de minuscules événements. Paradoxalement, je trouve
généreux ces bavardages. Il faut accepter, lorsqu’on lutte
contre la laideur du monde, qu’il n’y ait pas de victoire
rutilante ».
Avec Lionel Estève, l’essai devient élément de fiction,
le roman un personnage.